Les témoignages se succèdent...

Ce livre, j’avais envie de le dévorer. Difficile en effet de le fermer en pensant “je lirais la suite demain...”. Et puis, viennent le dégoût, la colère, ce petit quelque chose d’indéfinissable qui fait qu’on se sent mal à l’aise, nauséeux... Alors, on tente de se rassurer. Non mais, c’est un roman, c’est exagéré, et puis ça se passe loin d’ici... Et alors??? Vient ensuite le temps des questions: Et si c’était vrai? Et si ça se passait ici? Dans ce beau canton où les choses se laissent deviner avec prudence... Quel est le mécanisme qui fait que l’on ne veut pas y croire?

Serait-ce le Déni? La violence a ceci de particulier, l’impossibilité de la reconnaitre, de la nommer. Elle sème le doute, la confusion, et se retourne souvent contre ses victimes qui culpabilisent d’y avoir été mêlées. Il faut du courage pour aller y regarder de plus près.

Comment ne pas faire le lien avec ce que l’on nomme la plupart du temps des “bavures”, et qui sont peut-être la simple banalisation de ce qui a été appris, enseigné, endoctriné, insufflé comme seul et unique moyen de faire respecter l’autorité, la loi, la règle... Que règle-t-on par la violence, si ce n’est l’aveu indicible de sa propre impuissance?

C’est ce dont ce livre fait le triste constat, lorsque le narcissisme de quelques-un-unes l’emporte sur ce que l’on appelle l“Humanité”... Lorsque la peur l’emporte sur le courage, l’intelligence sur l’imbécilité...

“ Le bourreau tue toujours 2 fois. La 2ème, c’est pas son silence”... (auteur oublié...)

Grand merci aux auteur-es!

  • Facebook Classic
  • Icône social Instagram

© 2019 Rébeca le pouvoir du silence